Tu veux te mettre au marketing internet.
Donc tu fais quoi ?
Tu postes sur Insta.
Tu fais une story.
Tu changes ta bio.
Tu fais un logo.
Puis tu regardes ton compte en banque et tu te demandes pourquoi ça ne bouge pas.
Parce que tu confonds “être actif” et “être rentable”.
Le marketing internet, c’est pas un moodboard. C’est pas une esthétique. C’est pas “j’ai eu 200 likes donc ça va”.
Le marketing internet, c’est un système pour transformer des inconnus en clients. Point.
Si tu veux le squelette de ce système avant de t’éparpiller, commence par là : plateforme marketing.
Et si tu n’as pas ce système, tu vas passer tes journées à faire des trucs qui te donnent l’impression d’avancer… mais qui ne génèrent ni prospects, ni ventes, ni stabilité.
Le pire, c’est que le web est rempli de conseils contradictoires. Un te dit “fais du contenu tous les jours”. L’autre te dit “fais de la pub”. Un autre te dit “fais un webinar”. Et toi tu essaies tout en même temps, donc tu ne valides rien.
Résultat : tu te crames.
Ce que tu veux, c’est les bases. Les fondamentaux. Les trucs qui marchent dans n’importe quel business, que tu vendes un service, une formation, un produit e-commerce ou une prestation locale.
On va parler génération de leads, tunnel de vente, email marketing, publicité en ligne, et surtout : comment organiser tout ça sans te transformer en hamster sous caféine.
Scène réaliste : tu es devant ton ordi, tu as 12 onglets ouverts.
YouTube “comment faire 10k/mois”, un thread “meilleure niche”, un autre “hack TikTok”.
Tu sais plus quoi faire, donc tu ne fais rien.
Là, on va remettre un ordre simple.
Et tu vas enfin avancer.
La mécanique du marketing internet : 4 étapes, pas plus
Tu peux appeler ça comme tu veux, mais le marketing internet suit toujours le même chemin.
- Des gens te découvrent (trafic)
- Tu récupères un contact (capture)
- Tu convertis (vente / rendez-vous)
- Tu fidélises (réachat / recommandation)
Si une étape est cassée, tu galères.
Et le truc drôle, c’est que beaucoup veulent “plus de trafic” alors qu’ils n’ont même pas de capture. Ils jettent des visiteurs par la fenêtre et ils demandent encore plus de visiteurs.
Logique de génie.
La phrase qui résume tout
Trafic sans conversion = bruit.
Conversion sans trafic = désert.
Tu veux les deux. Mais dans le bon ordre.
Cas concret : tu fais 5 000 vues sur une vidéo.
Tu as zéro lead.
Pourquoi ?
Parce que tu n’as rien pour capter (pas de page, pas de cadeau, pas d’offre claire).
Tu as diverti.
Tu n’as pas construit.
Trafic : comment on te trouve (et pourquoi tu attires souvent les mauvais)
Le trafic, c’est le carburant. Mais attention : tu ne veux pas “du monde”. Tu veux du monde pertinent.
Le trafic qualifié, c’est des gens qui ont un problème et qui cherchent une solution.
Les 3 sources de trafic qui comptent
- Organique : contenu (réseaux, blog, YouTube). Lent, mais solide.
- Payant : publicité en ligne (Meta, Google). Rapide, mais ça coûte.
- Partenariats : recommandations, communautés, collaborations. Sous-coté.
Tu n’as pas besoin des trois d’un coup. Choisis-en une, deviens bon, puis ajoute.
Le gros piège : choisir un canal parce qu’il est “à la mode”
Tu vends en B2B ? LinkedIn + Google ont souvent plus de sens que TikTok.
Tu vends du local ? Google Business Profile + Google Ads peuvent écraser le game.
Tu vends du visuel ? Insta/Pinterest/TikTok peuvent être parfaits.
La question à te poser : où est ton client quand il cherche ?
Scène réaliste : tu fais 4 reels par semaine.
Tu prends des abonnés au Canada alors que tu vends une prestation à Marseille.
Tu t’applaudis.
Tu as juste créé un public inutile.
Le marketing internet, c’est pas “grandir”.
C’est “convertir”.
Capture : sans contact, tu recommences à zéro (et c’est débile)
Si tu ne captures pas de contact, chaque visite est une chance unique… que tu perds.
La capture, ça veut dire : récupérer un email, un numéro, une inscription. Quelque chose qui te permet de recontacter.
Parce que non, la majorité des gens n’achètent pas au premier passage. Ils hésitent. Ils comparent. Ils oublient.
Donc tu veux un filet.
Et si tu veux creuser cette partie sans bricoler, pars de là : génération de leads.
L’email marketing : ton canal que tu possèdes
Les réseaux, tu les loues. L’email, tu le possèdes.
Et ça change tout. Tu peux :
- relancer,
- éduquer,
- prouver,
- vendre.
Quand tu veux.
Comment capter sans supplier
Tu proposes un “petit oui” utile :
- checklist
- template
- mini guide
- script
- diagnostic
Un truc spécifique, pas “inscris-toi à ma newsletter”. Personne ne rêve d’une newsletter.
Cas concret : tu es coach sportif.
“Newsletter motivation” = zéro.
“Plan 7 jours anti-grignotage + liste de courses” = inscriptions.
Parce que c’est concret.
Scène réaliste : tu as un lien en bio vers ta homepage.
La personne arrive, elle ne sait pas quoi faire, elle part.
Si à la place tu avais un cadeau + une page de capture, tu aurais un email.
Et donc une deuxième chance.
Conversion : le tunnel de vente, ou comment arrêter de vendre “au feeling”
Un tunnel de vente, c’est juste un parcours logique qui mène à une action.
C’est pas un truc agressif. C’est un chemin clair.
Deux tunnels simples (qui suffisent pour démarrer)
- Capture → emails → vente (produit digital, e-commerce, petit ticket)
- Page → réservation → appel (service, coaching, B2B)
Ce qui compte, c’est que la personne sache :
- ce que tu proposes,
- pourquoi c’est pour elle,
- comment elle achète.
Les 5 raisons pour lesquelles ça ne convertit pas
- promesse floue
- pas de preuve
- trop de frictions (trop d’étapes, trop compliqué)
- pas de suivi
- mauvaise cible (trafic non qualifié)
Tu veux convertir ? Tu enlèves les doutes, pas juste “tu fais une promo”.
Scène réaliste : tu as une page de vente.
Elle est longue, mais elle ne dit rien.
“Accompagnement sur-mesure”, “expérience unique”, “méthode holistique”.
Personne ne comprend.
Et tu t’étonnes que ça ne clique pas.
Mets des mots simples, des preuves, et un CTA.
Fidélisation : l’étape que tout le monde ignore (et c’est là que tu deviens stable)
Le marketing internet, ce n’est pas juste “trouver des nouveaux”.
Parce que courir après des nouveaux clients tout le temps, c’est l’épuisement garanti.
La fidélisation, c’est :
- faire racheter,
- faire recommander,
- augmenter la valeur par client.
Et c’est souvent plus rentable que la prospection.
Ce qui fidélise vraiment
- une expérience client propre (livraison, support, clarté)
- des emails post-achat utiles
- une offre complémentaire cohérente
- une demande d’avis au bon moment
Tu veux plus de ventes ? Commence par rendre tes clients contents. Ça paraît bête, mais c’est le truc le plus rare.
Cas concret : tu vends un produit.
Tu ne demandes jamais d’avis.
Résultat : tes pages restent faibles en preuve, donc tes pubs coûtent plus cher, donc tu fais plus de promos.
Cercle vicieux.
Demande des avis, crée de la preuve, baisse ton coût d’acquisition.
Scène réaliste : après achat, tu disparais.
Ton client reçoit le produit, il ne sait pas comment l’utiliser, il est déçu.
La prochaine fois, il achète ailleurs.
Un simple email “voilà comment utiliser / voilà les erreurs” peut changer ça.
Publicité en ligne : un accélérateur, pas une béquille
La publicité en ligne, c’est un amplificateur.
Si ton tunnel marche, la pub le fait tourner plus vite.
Si ton tunnel est nul, la pub te ruine plus vite.
Quand lancer de la pub
- tu as une offre claire
- tu as une page qui convertit un minimum
- tu as un suivi (email ou retargeting)
Sinon tu payes pour apprendre dans la douleur.
Les deux terrains principaux
- Google Ads : intention chaude (les gens cherchent)
- Meta Ads : découverte + retargeting (les gens scrollent)
Tu choisis selon ton produit et ton marché.
Scène réaliste : tu lances une pub “découvre mon entreprise”.
Personne ne clique.
Normal.
Les gens s’en foutent de découvrir ta vie.
Ils veulent résoudre un problème.
Change ton angle, et ta pub change.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire (si tu veux arrêter de galérer)
- Poster sans objectif
Chaque contenu doit mener à une action : s’inscrire, cliquer, réserver, acheter. - Ne pas capter d’emails
Tu perds des opportunités. Point. - Vendre “tout” à “tout le monde”
Tu deviens fade. Et le fade ne vend pas. - Changer de stratégie toutes les semaines
Tu n’as pas “testé”. Tu as papillonné. - Ignorer les chiffres
Trafic, leads, conversion, coût. Sans ça, tu es au hasard.
Cas concret : tu fais un mois “moyen”.
Tu paniques.
Tu changes tout.
Ton business devient instable parce que toi tu es instable.
Si tu mesurais, tu verrais souvent : un seul maillon est cassé (page, offre, suivi).
Tu corriges.
Tu avances.
Framework : les bases du marketing internet en 6 étapes (actionnable)
Étape 1 : clarifie ton offre en une phrase
Ce que tu fais : “J’aide X à obtenir Y sans Z.”
Pourquoi : si c’est flou, tout le reste est bancal.
Exemple : “J’aide les freelances à signer 2 clients/mois sans brader.”
Étape 2 : choisis un canal d’acquisition principal
Ce que tu fais : un seul canal que tu peux tenir.
Pourquoi : cohérence = résultats.
Exemple : Google si intention, Insta si visuel, LinkedIn si B2B.
Étape 3 : crée une page qui mène à une action
Ce que tu fais : page de capture ou page de vente.
Pourquoi : sinon tu envoies les gens dans le vide.
Exemple : “Télécharger la checklist” ou “Réserver un appel”.
Étape 4 : branche une capture + une séquence email
Ce que tu fais : 5 emails automatiques.
Pourquoi : tu fais du suivi sans courir.
Exemple : livraison → valeur → preuve → objections → offre.
Étape 5 : propose une offre claire
Ce que tu fais : achat, devis, call.
Pourquoi : un CTA clair = décisions plus rapides.
Exemple : “Pack starter à 49€” ou “Diagnostic 15 min”.
Étape 6 : mesure et optimise 1 fois par semaine
Ce que tu fais : trafic, conversion, leads, ventes.
Pourquoi : tu progresses au lieu de tourner en rond.
Exemple : tu changes ton titre de page et tu compares.
Scène réaliste : tu fais ça pendant 30 jours.
Tu n’es pas devenu “expert”.
Mais tu as un système.
Et un système, ça se renforce.
Alors que sans système, tu redémarres chaque lundi.
Objections / FAQ (les “oui mais…” qui te bloquent)
“Oui mais je débute, j’ai pas d’audience”
Donc tu dois capter chaque contact. Chaque visite compte. C’est précisément pour ça que l’email existe.
“Oui mais je suis pas bon en vente”
Tu n’as pas besoin d’être un vendeur. Tu dois être clair et utile. La vente, c’est aider à décider.
“Oui mais mon marché est saturé”
Saturé de trucs moyens, oui. La différence se fait sur la clarté, la preuve, et la régularité.
“Oui mais j’ai pas le temps”
Tu n’as pas le temps parce que tu fais des tâches confortables qui ne rapportent pas (logo, feed, perfection). Mets 2 heures sur une page + 5 emails, et tu verras.
“Oui mais j’ai peur de spammer”
Si la personne s’inscrit volontairement et que tu envoies du contenu utile, ce n’est pas du spam. C’est du suivi.
Scène réaliste : tu as peur d’envoyer un email, donc tu n’envoies rien.
Résultat : personne n’achète.
Tu es “respectueux” mais pauvre.
Il faut trouver le juste milieu : utile + régulier + clair.
Conclusion : le marketing internet, c’est pas compliqué, c’est structuré
Les bases du marketing internet, c’est pas 100 techniques.
C’est :
- attirer du trafic au bon endroit,
- capturer des contacts,
- convertir avec un tunnel de vente,
- fidéliser pour stabiliser tes revenus.
Le coup de pied au cul : tant que tu fais du marketing “au feeling”, tu auras des résultats “au feeling”. Un mois bon, un mois nul. Et tu vas te fatiguer.
Action concrète maintenant :
- écris ton offre en une phrase,
- crée une page de capture avec un cadeau utile,
- écris 5 emails automatiques,
- mets un lien partout,
- et mesure tes leads pendant 7 jours.
Tu veux des résultats ? Arrête de t’éparpiller. Mets les bases. Et répète.